Résurrection

Le mot de notre évêque | MAI 2017

Le pape va en Egypte, avec le patriarche de Constantinople, rencontrer coptes et musulmans. Entre parenthèses, on ignore souvent que l’Eglise copte est séparée à la fois de Rome et de Constantinople depuis plus de 1'500 ans : la visite commune qui est faite à cette Eglise en souffrance est un geste œcuménique important. Ces temps, je me trouve souvent dans des événements de commémoration de la Réforme (bientôt à Wittenberg, où la conférence des évêques suisses sera – à l’invitation de la Fédération des Églises protestantes de Suisse – la seule organisation catholique présente à l’exposition du jubilé de Luther). Ces occasions de rencontre favorisent la connaissance mutuelle. Rien de tel, pour favoriser la violence, que la caricature de l’autre, ou une présentation biaisée des conflits passés. La première caractéristique de l’œcuménisme évoquée par le Décret qu’y a consacré le Concile Vatican II est l’importance d’une vraie présentation de l’autre: «Par ‘mouvement œcuménique’, on entend les entreprises et les initiatives provoquées et organisées en faveur de l’unité des chrétiens, selon les besoins variés de l’Église et selon les circonstances. Ainsi, en premier lieu, tout effort accompli pour éliminer les paroles, les jugements et les actes qui ne correspondent ni en justice ni en vérité à la situation des frères séparés et contribuent ainsi à rendre plus difficiles les relations avec eux » (Unitatis Redintegratio, § 4).

On a fait des progrès. Lors de sa visite en 1984, Jean-Paul II avait invité protestants et catholiques à écrire ensemble l’histoire de la Réforme. La voir en commun diminue le risque de mettre en évidence avant tout la part de l’autre dans la division. Parfois des traditions religieuses incluent directement une vision d’autrui : il a fallu du temps aux théologiens chrétiens pour éviter de lire le Nouveau Testament d’une manière qui favorise la persécution des juifs. Nous attendons aussi des musulmans que la vision du christianisme (et du judaïsme) intégrée dans leur religion puisse profiter de leurs contacts directs avec des chrétiens et des juifs : pour que cela arrive, il faut aussi qu’ils trouvent parmi nous des interlocuteurs bienveillants, car on écoute mal ceux qui nous rejettent. Nous devrions nous imposer une discipline : que ceux dont nous parlons puissent se reconnaître dans ce que nous disons d’eux. Si on applique cela à tout, le travail va être énorme (je parle pour moi...).

+ Charles MOREROD OP

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